Histoire du Château des Fours #4

Element architectural du Château des Fours

#4 Agonie

 

Le Château des Fours est un bâtiment rectangulaire flanqué de quatre échauguettes aux angles . Il est éclairé  par des fenêtres à meneaux. Celles de la façade Sud sont plus anciennes que sur la façade Nord.  Elles sont ares de pilastres cannelés et surmontés d'un fronton triangulaire. Un second étage qui, sans doute, éclairé par des lucarnes, comme au château de Gramont, devait exister jadis, car on voit des traces de reprises en briques sur la partie surieure d'une échauguette, et la corniche noise parait relativement récente.

Un escalier hélicoïdale desservait l'étage supérieur où se trouvait la salle de réception. On y entrait par une porte surmonté d'un chapiteau soutenu par une cariatide et un atlante. A l'intérieur une grande cheminée accueillait les visiteurs. Ces éléments ont été vendu dans les années 60, démontés et transportés sur la Commune d'Auvillar dans la maison d'un notaire :

Faute d'entretien, la toiture fini par se percer :

De grandes arches, aujourd'hui disparues, soutenaient le plafond de la cage d'escalier :

Le lierre a profité de l'abandon du Château pour en coloniser les murs, épousant les contours des fenêtres, des corniches et des tourelles jusqu'à les faire disparaître entièrement sous un rideau végétal : 

En 2007, un écroulement de la structure côté Sud n'épargna qu'un bout de façade et une fenêtre, derniers vestiges de l'architecture typique XVème siècle. La toiture et le premier étages tombèrent à l'intérieur du Château, emportant murs de refend, planchers et cheminées.

La végétation qui avait déjà cerné l'édifice par l'extérieur repris sa place. A leur arrivée, les propriétaires actuels trouvèrent ronces, lierres, et plusieurs arbres à l'intérieur (catalpas, pruniers sauvages, figuiers) :

 Le lierre masquait une grosse fissure sur l'échauguette nord-ouest :

Un renfort fût installé en 2021 :

Cette mesure d'urgence n'est pas suffisante et l'échauguette se dégrade de plus en plus, risquant de s'écrouler sur l'habitation toute proche.

Une solution pérenne devrait pourtant être mise en place pour sauver l'édifice mais les propriétaires n'ont pas les fonds nécessaires aux travaux de confortement.